Que vous vous êtes acharné à répandre sur sa Vie
N’avez-vous pas vu son appel muet ?
N’avez-vous pas lu dans ses yeux sa Douleur
Prisonnière des suppôts de Satan, elle regardait le Ciel,
Occultant les brûlures de son Ame, priant pour la Libération
Chaque fibre pleurait, saignait, incapable de repousser
Les assauts répétés, ses blessures de plus en plus profondes
N’avez-vous pas entendu ce murmure
Qui vous suppliait de l’épargner ?
Mais vous n’étiez que des démons à la solde du Mal
Qui tapissait en vous, ne cherchant qu’à éclore cette nuit là
Rires lugubres, témoin de votre malsain plaisir
Vous avez persévéré dans votre Destruction.
Assoiffés de douleurs, assoiffée de délivrance
Vous n’aviez laissé qu’une ombre recroquevillée
Vidée de son énergie vitale, elle gisait là
Dans la nuit noire, seule une enveloppe charnelle subsistait
Le reste était mort
Le reste est mort
Vous aviez volé l’essentiel de la Vie
Elle a brûlé de l’intérieur, ses cris ne sont que murmurent à vos oreilles
Personne ne les entend,
Et elle erre, entre les limbes.
Délivrez la de sa Douleur
© Raven ©


